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À la conquête de la Sorbonne : Marie Curie et autres pionnières

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Le parcours exceptionnel de Marie Curie s’inscrit dans le temps long d’un lent mouvement de féminisation de l’université française. Jusqu’au début des années 1860, décennie durant laquelle s’amorce cette évolution, celle-ci demeure un espace quasi exclusivement masculin.

La Sorbonne n’est pas à l’avant-garde : première Française à obtenir son baccalauréat, en 1861, Julie-Victoire Daubié est reçue bachelière à la Faculté des lettres de Lyon, après que la Sorbonne lui a refusé l’autorisation de se présenter à l’examen ; la même déplore en 1866 :

« Déjà nos facultés de province accueillent les femmes à l’audition de leurs cours qu’elles suivent avec assiduité… Devant cette situation, elles ne doivent pas laisser périmer plus longtemps leur droit d’entrée à la Sorbonne, car il serait d’une anomalie inexplicable que la première faculté de France repoussât seule les femmes. »

Julie Victoire Daubié, La Femme pauvre au XIXe siècle, Paris, De Guillaumin, 1866, p. 195.

 Concentrant la plus importante population étudiante à l’échelle nationale, l’université de Paris prend enfin part à ce mouvement et voit entre la fin du XIXe siècle et la veille de la Seconde guerre mondiale, la part des étudiantes passer de 3 à 28% du total de ses effectifs étudiants.

Cette exposition virtuelle retrace les principales étapes de cette évolution tout en évoquant les trajectoires de quelques figures pionnières.

Cartes postales en guerre (1914-1918)

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La Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne présente un échantillon du fonds exceptionnel de plus de 1200 cartes postales de la Première Guerre mondiale, acquis en 2017 lors de la vente de la collection Parent de Curzon.

En questionnant la place des cartes postales dans la « culture de guerre », cette exposition virtuelle s’intéresse à la fois aux illustrations et aux pratiques épistolaires et cartophiles qui occupent une place primordiale pendant le premier conflit mondial. De la caricature au dessin patriotique, de la gravure à l'aquarelle en passant par les cartes à système, le contexte de la Première Guerre mondiale est propice à une émulation créatrice et à la multiplication des usages du format pourtant normalisé de la carte postale.

 

Sur les pas d'un géographe : les carnets de Paul Vidal de la Blache

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Pour commémorer le centenaire de la disparition de Paul Vidal de la Blache (1845-1918), la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne et l’équipe E.H.GO de l’UMR Géographie-Cités ont souhaité rendre hommage à celui qui fit de la Géographie une discipline scientifique à part entière en mettant en ligne ses trente-trois carnets manuscrits numérisés accompagnés d’une exposition virtuelle.

Tout en suivant le fil des pages des carnets, l’exposition invite à découvrir le scientifique bien entendu, mais aussi le voyageur et l’homme, mettant en évidence la richesse de ces documents. A la fois compagnons de voyage et outils de travail, ces carnets sont de précieux témoins de l'activité du savant : s’y côtoient observations, croquis, notes, brouillons de publications…

Conjointement, la Bibliothèque de l'ENS Ulm, organise une exposition virtuelle autour de la figure du géographe (vie et carrière, élèves et héritage, méthode et oeuvre).

Paul Marie Vidal de la Blache en 1883,  Bibliothèque nationale de France.

Ramus, philosophe, humaniste, réformateur des arts et des sciences

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Petrus Ramus math. pro reg., XVIe ou XVIIe siècle [ESTAMPES 79. Pièce 2]

Pierre de La Ramée (1515-1572), dit Ramus, a vécu et enseigné à Paris, dans la seconde moitié du XVIe siècle, en qualité de membre du collège des professeurs royaux (le futur Collège de France). L’œuvre de sa vie est une réforme générale de toutes les disciplines enseignées à l’Université, fondée sur l’examen critique de l’héritage antique grec et latin (en particulier d’Aristote), la rédaction d’un nouvel organon articulant dialectique et rhétorique, et la rédaction d’une nouvelle encyclopédie. La Saint Barthélemy a mis fin de manière tragique à son entreprise, mais non à la postérité du ramisme.

La présente exposition virtuelle met en valeur les riches collections de la BIS qui témoignent de l’œuvre de Ramus et de sa postérité. La Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne détient en effet un ensemble important d’ouvrages de Ramus dans ses collections patrimoniales, respectivement dans le fonds de la Sorbonne, hérité de la Bibliothèque de l’université de Paris d’Ancien Régime (qui rassemble notamment les livres de 28 collèges parisiens supprimés en 1764 et réunis en une nouvelle institution reprenant le nom et les bâtiments du collège Louis-le-Grand), et dans le fonds Victor-Cousin, constitué par la bibliothèque et les papiers légués à l’université de Paris en 1863 par Victor Cousin (1792-1867).

L'exposition retient, parmi les nombreuses éditions souvent présentes en plusieurs exemplaires à la BIS, les plus anciennes et les plus significatives, de préférence aux rééditions qui se sont multipliées après l'assassinat de Ramus.